mardi 15 décembre 2009
15/12
Jour 22
Je viens de vivre une semaine éprouvante. Une nuée est arrivée dans la nuit, il y a 4 jours. Trois petits ont réussis à rentrer par le soupirail dans l'arrière-cuisine. J'aurai dû mieux le renforcer. Par chance je dormais à l'étage et leurs grognements m'ont réveillés assez vite. J'ai eu le temps de me saisir de mon bouclier et de ma hache. Je suis assez fier de mon équipement. J'ai pu renforcer les sangles que j'avais fixées au couvercle de poubelle qui me sert d'écu. Si je trouve le temps et de la peinture, je m'amuserai peut être à dessiner un blason dessus.
Je suis descendu doucement, ils étaient encore dans la cuisine, et j'ai pu prendre quelques secondes pour les observer. Il faisait très sombre mais le soupirail laissait passer une lueur blafarde qui faisait ressortir leurs contours mouvants et frémissants. J'aimerai comprendre comment ils fonctionnent... Je ne sais pas ce qu'ils sont, s'ils ressentent, communiquent... Je ne sais rien. Les deux plus petits étaient en train de mettre à sac mes provisions. Le dernier se tenait debout, les jambes arquées, un bras ballant le long du corps, l'autre s'agrippant au rebord de l'évier. Immobile. J'étais étonnamment calme. Je sais que le fait de les avoir ici, dans mon antre, aurait dû me terroriser, mais je m'en sentais plutôt rassuré. J'étais chez moi.
J'ai cogné violemment mon bouclier contre la porte de la cuisine puis suis remonté aussi vite que possible en haut de l'escalier. Ils sont arrivés tout de suite, un par un. Trois silhouettes noires et trapues, raclant leur gorges en produisant ce son si particulier, étouffé de bile et sang. Un coup de hache fend le crâne du premier. Il tombe à la renverse et freine le second, ce qui me permet de préparer mon coup. Juste sur l'épaule. Il tombe à genou et je le renverse d'un coup de pied. Le troisième est déjà sur moi, je sens son odeur âcre et étonnamment sucrée. Je le repousse avec mes jambes, il est à quatre pattes, je ramasse ma hache et le frappe -de trop loin- je lui arrache la moitié du visage. Il se relève et se dirige de nouveau vers moi. Ils peuvent apparemment se diriger au son, ou à l'odeur... Un dernier coup en travers de la gorge fini de détacher sa tête du reste du corps.
J'ai passé le reste de la nuit à nettoyer les marches et la cuisine. Impossible de dormir de toute façon. Les petits n'étaient pas seuls et la nuée rôde lentement autour des maisons du quartier depuis 4 jours. Certains s'acharnent sur les volets et sur la porte d'entrée. Ils grattent, frappent, crachent et vomissent. Je pense qu'ils n'en ont plus pour très longtemps. Depuis l'intrusion de l'autre nuit, je n'ai plus mangé que des biscuits. J'ai dû jeter toute mes réserves, souillées par la crasse des 3 visiteurs. Il va falloir que je ressorte demain, si la nuée est passée.
Note : Penser à trouver des putains de clopes.
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1 commentaires:
la suite!!
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