lundi 19 avril 2010

Aburrimiento.

Photo: Eirik Holmøyvik

Allez viens; ferme tes yeux, bouche tes oreilles, oublie que tu es, et apprécie. On prend de tout, surtout des claques et on ne regarde pas derrière nous. Un peu d’instant sans zest de rien. Pas de futur, rien d’accablant. Roule un billet ou prend une paille, enlève tes écouteurs, tais-toi et marche.
Promenons-nous. Juste un moment. Soyons fous, rien de dément. Je ne veux pas te revoir. Déshabille-toi, si tu le veux. Laisse-moi dormir, si tu le peux.
Je ne me souviens plus de ton prénom, ne m’excuse pas. Elle est où la fille qui dansait avec toi ? Je suis vraiment désolé, je me suis trompé. Il y avait trop de lumière et mes yeux ne me répondaient plus. Mais tu n’es pas moche, t’es juste pas originale. Je ne comprends pas tous ces mots qui sortent de ta bouche. Je crois que tu parles de trop mais que tu ne dis pas grand-chose. Ne te fâche pas, j’essaie de t’aider. Pourquoi ? Je ne sais pas.
Je vais pleurer mais ne t’en fais pas. Aux toilettes, je serai mieux. T’as plus de poudre ? Fais-moi un café. Mets de la musique, un truc posé. C’est bien ça. Je suis sûr que j’aimerais New-York moi aussi.
Je suis content que t’ais ouvert tes bagages, tes valises prenaient trop de place entre nous deux. Regarde autour de toi. Regarde encore. Une dernière fois. Tu vois, j’en suis sûr. Déshabille-toi, s’il te plaît.
Je pars, tu n’as rien compris. Ca fait tellement longtemps que tu me vois nue. J’ai les yeux plus ouverts que toi et je sais que demain, tu me prendras dans tes bras.

Pas de repos depuis plusieurs jours, des mois peut-être. Le monde me sollicite de trop et je ne sais pas dire non. Je cherche à définir l’essentiel et je me demande s’il existe. C’est moi qui définis l’important et je ne veux rien en plus.