mercredi 14 avril 2010

Le naif vagabond.



On ne rêve pas debout, lorsqu’on a que 20 ans.
Les décennies lâchent prises parce qu’on fuit le temps.
Et la belle Corbière d’aujourd’hui et d’hier,
Nous rappellent que les rues, sont aussi des cimetières.

Sous la noirceur de ses mains, de son corps, de ses seins,
Le parfum des blessures hume le monde d’une gamine,
Qui a vu son cœur entouré (vulgairement) par les mains
D’un voleur d’honnêteté qui y planta des épines.

Et passe le vagabond, innocent à souhait, aimable
Et malheureux, qui furtivement lui plait,
Et dans cette vieille ville peuplée de plein de minables,
Les rues sont des cimetières pour les rêveurs guillerets,

Et la lumière s’éteint sur la scène des vieux cœurs,
Qui ne pansent pas leurs plaies, et ferment les yeux,
Car la belle Corbière qui eut une fois peur,
Est partie sans lui, voir les jours qui se font vieux.

1 commentaires:

lilinois. a dit…

Je ne vous connais pas, cher Alex, mais ça vous prend souvent?
Je veux dire, c'est...touchant, beau et efficace.