
Où va la lumière des jeunes yeux qui s'endorment,
lorsque le jour se lève sur les taches grisâtres,
qui dispersent les vieux doutes des perfides normes,
qu'animent ton feu foyer tout au fond de leurs âtres?
Ça ruisselle sur mes joues, ca saigne dans mon cœur,
je voyage dans le flou de ces vieilles rancœurs,
je ne connais pas l'adresse bourgeoise du bon dieu,
pour t'envoyer les claques que nous ont mises nos vieux,
Il n'y a plus de comptoirs qui jonchent mes rêves,
la vie t'a laissé choir comme churent les barques
de ceux dont tu parlais, le courage et la sève,
ancrés dans les tripes d'un matelot qui embarque.
Et le phare s'endort, et je suis sur la jetée,
les vagues frappent la porte et mouillent tes souliers,
le vent dans les cheveux, je suis ce vieux cliché,
dont tu me parlais comme parlent les vieux drogués.
Rubicond et flemmard, ce reflet me fait peur;
la fumée qui embrume les miroirs du passé
soufflent les vents des passives torpeurs
et laissent vivre notre profonde amitié.
1 commentaires:
Triste mais vrai - fa-bu-leux!
Enregistrer un commentaire